Délire

La lotharingie, paradis sur la terre

 

Contribution de r~_s~@lotharingie.com

Les bâtards français, réducteurs de tout ce qui ne gravite pas autour de leur petit pays morcelé, voudraient faire croire en l'inexistence de la Lotharingie.
Tous les moyens sont bons pour minimiser cet empire auquel ils doivent allégeance. Un des premiers subterfuges a été de rayer de la carte, de gommer les frontières, bref (comme le lotharingien Pépin) de véhiculer un mensonge éhonté, l'inconsistance de la Lotharingie.

Et bien prenez vos crayons et nous allons leur prouver leur stupidité par l'absurde. Sur une carte de l'Europe de l'Ouest, cerclez certaines régions ou plutôt productions :

 

  • Le vignoble allemand du Rhin et de la Moselle (avec ses verres ballon au pied torsadé vert bouteille)
  • Le Champagne (dessinez des bulles : certaines vont passer la frontière)
  • Les appellations Côtes de Toul et Côtes de Moselle au goût de pierre à fusil
  • Les vins d'Alsace (mettez les grains nobles en évidence), d'Arbois, du Jura (en Jaune) et de Savoie (la Roussette et l'Apremont)
  • La Bourgogne en distinguant bien les Côtes de Nuits (Chambertin, Vougeot, Romanée, etc.) et les Côtes de Beaune (Corton, Pommard, et j'en bave)
  • La côte châlonaise, le Beaujolais et les Monts du Lyonnais
  • Les Côtes du Rhône septentrionales (Condrieu, St Joseph, Hermitage etc.)
  • Les Côtes du Rhône méridionales (Chateauneuf, Gigondas, Vacqueyras et nos petits Coteaux du Ventoux, du Lubéron etc..)
  • Les Côtes de Provence (pas que les rosés, hein, les Bandols et autres Coteaux Varois, aussi faut les mettre)
  • L'Asti du Piemont,
  • Le Valpolicella de Vénitie
  • Le Chianti de Romagne
  • Le Lambrusco d'Emilie Romagne
  • Une chope pour les bières trappistes et les autres alsaciennes, belges, hollandaises et allemandes
  • Mettez des petits points pour les alcools de Mirabelle, Quetsche, Kirsch, Framboise, le Cassis du Kir, les 'Marcs' de Gewurtz, de Bourgogne ou de Fine Champagne, le Pastis, le vin de noix, la Grappa, etc..

 

J'en oublie, c'est sûr, mais je ne demande qu'à goûter. C'est essentiellement liquide, mais ça a le mérite d'être franc.

En gros, vous avez la carte de la Lotharingie, la vraie, celle que Louis le Pieux, grand buveur devant l'Eternel a donné à son fils aîné et bien aimé, le premier Lothaire. A peu près aussi, celle que le traité de Verdun a enfin immortalisée.

 

Traité de Verdun
Traité de Verdun, 843

 

Bien sûr, les bâtards ont prétendu que c'était inconsistant (z'ont pas une bonne descente, ceusses là). Ils ont même été jusqu'à prétendre que c'était une longue bande étroite.

Mais ils ne savaient pas lire les cartes de l'époque, z'ont toujours pas appris d'ailleurs, la seule qu'ils savent déchiffrer c'est celle du métro et encore. Enfin, dans ces temps-là, les cartes utilisaient pas la projection Mercator donc les découpages au ciseau faisaient des bons cavaliers.

 

Mappemonge, 11ème siècle
Mappemonde, 11ème siècle
Europe 1120
Carte d'Europe, 1120

 

Alors, avant de critiquer, faut quand même se replonger dans le contexte.
Imaginez vous, le bon vieux Louis le Pieux, sec comme un coup de trique, planté dans son pieu, implorant Dieu de sa clémence ;

"non pas avec le Grand Charles (l'empereur, son père, pas l'autre imposteur venu beaucoup plus tard ). Va encore m'envoyer à l'école. Allez, un bon geste, je commence ma répartition à Lothaire, je cède"

et à chaque mot, il s'envoie une lampée le vioc. Y'a fallu un an pour crever, tous les soirs, il était bourré. Pour Le Germanique et le Chauve, il a fallu faire vite : à chacun un bout de ce qui restait. Alors Charles le Chauve, s'est retrouvé avec un magma de populace qui voulait rien entendre de commun, les guyennais qui gueulaient parce que leurs vins avaient pas eu la médaille de bronze, les bretons qui gueulaient sans savoir pourquoi, comme ça par habitude, juste pour pas entendre les cris des mouettes dans le mazout . Tout un ramassis de celtes et de gallo-romains qui refusaient d'être francs (francs, ça veut dire Homme Libre), ils pouvaient pas supporter une telle responsabilité, alors le Charles, il s'arrachait les cheveux pour leur expliquer que si, il fallait qu'ils deviennent des francs sinon y'aurait jamais de France, mais eux ils s'en foutaient de la France comme de l'an 40. Ils avaient la pétoche que la Francie occidentalis ne redevienne la Neustrie des rois fainéants.

C'est après qu'on l'a appelé Charles le Chauve, quand il n'a plus eu de voix ! Quant au Germanique, le pauvre devait encore se battre pour imposer le christianisme à ces barbares d'allemands, de goths, de teutons, saxons.

C'est pas Louis qu'il aurait du s'appeler mais Conan ou Adolf.

La Gaule 1420
La Gaule, 1420